Le cerf du Speyside

GlenfiddichLe whisky de ce jour, c’est le Glenfiddich. Il nous vient du Speyside, cet endroit du nord de l’Ecosse où se trouve plus de cinquante pourcent des producteurs de whiskys écossais. C’est une région qui est plutôt fraiche (litote !) proche de la mer, bercée par le vent.

Le Glenfiddich nous offre un arôme fruité, peut être plus fruité que les autres ce qui en fait un whisky abordable pour le néophyte. Je l’ai trouvé très harmonieux, très rond en bouche (comparé à un Talisker qui sera beaucoup plus tourbé, plus fumé, plus brute qui s’adresse soit à un amateur éclairé – par edf ou à la bougie, au choix – soit à un initié, un initié pouvant être un amateur éclaire – je digresse…).

L’histoire veut que ceux qui ont créé la marque au Cerf (Fiddich veut dire Cerf en Gaélique) aient racheté la distillerie à Cardhu (un excellent whisky également que nous avons déjà présenté sur ce blog, hein…) … restant ainsi dans une production de qualité.

Le whisky dégusté n’est qu’un 12 ans d’âge; il est cependant un excellent whisky, longtemps élevé en futs venant des Etats Unis ou appartenant à la distillerie. Les futs Américains sont utilisés en Ecosse car ils apportent une saveur fruitée au whisky ; les vieux futs de Cherry sont souvent utilisés dans plusieurs distillerie.

Bon, avec l’hiver et toutes ces dégustations de vieil écossais, va falloir que je pense à faire une analyse de mes gammas gt… mais je ne suis pas pressé.

 

Incroyablement ambré…

Macallan ambréMacallan, la récidive… Lors de nos pérégrinations nous sommes tombés (par hasard ?) sur un Macallan ambré. J’ai déjà publié un article sur ce whisky des Rois (enfin, des chefs de Clans Sourire ) pour vanter ses mérites, ses qualités gustatives certaines qui font qu’on en oublie qu’on n’est pas habité à porter un kilt… enfin, vous surtout… parce que pour Pascal et moi, c’est du quasi quotidien, hein ?…

Donc la bouteille est élégante, le whisky a une robé ambrée, bien ambrée comme on peut l’imaginer, à 40%

Ce qui donne la couleur ambrée, c’est aussi valable pour les autres “eaux de vies”, c’est sa durée de maturation conjuguée au choix des futs (ne cherchez pas, il n’y a pas de contrepèterie dans cette phrase). Généralement, les whiskys de cette classe sont élevés en futs de “cherry”. Leur maturation, plus lente, leur donne cette teinte ambrée…

Des saveurs excellentes, de raisin (fruits à pépins principalement), de vanille, de citron… Un régal, un délice qui se consomme délicatement à l’apéritif…

Et toujours, toujours, sans glaçons !

 

Macallan, le plus grand d’entre tous…

MacallanS’il est un roi des whiskys ou un whisky des rois, c’est incontestablement le Macallan.

Equilibré, doux, subtil, chaque gorgée enivre notre palais et laisse un goût inimitable au nez. Son équilibre réside dans le fait qu’il se situe au carrefour des saveurs, à savoir ni trop fumé ni trop fleuri, ni trop fruité ni trop épicé bien qu’il ait une tendance, de par sa fermentation à être plutôt riche, donc tendant vers les épices.

Ce whisky est élevé – comme la moitié des grands crus écossais – dans la région du Speyside, vers le nord des Highlands, à proximité des vents marins de la mer du nord.

“Cherry on the cake”, ce whisky est évidemment celui d’un agent secret au service de sa très Gracieuse Majesté incarné à ses débuts par un Sir Ecossais bien connu.

Il a donc tout pour séduire, tout pour être dégusté en prenant son temps.

Celui que nous avons bu est âgé d’au moins 18 ans… Vieilli en futs de Cherry comme il se doit.

 

Cardhu le magnifique

Cardhu le magnifiqueLa cartographie des whiskys nous permet de pouvoir les classifier en différents types. En fait il y a 4 grands types de whiskys écossais (nous ne parlons que de “single malt”, on est d’accord, hein ?…) qui sont :

  • Fumés voire poivrés
  • Délicats (fleuris, herbeux…)
  • Légers (fruités ou citronnés)
  • Riches (aux arômes de fruits secs, épicés…)

Imaginez une matrice avec en abscisse un axe qui oppose les arômes riches et légers, en ordonnée un axe qui oppose les arômes fumés et délicats.

Me concernant j’apprécie les whiskys équilibrés, au carrefour des arômes voire ceux avec une tendance riche. Ainsi, mes goûts vont du Dalwhinnie au Macallan en passant par le Cardhu, l’Oban, le Clynelish, le Bruichladdich, le Cragganmore.

J’aurais plus de difficultés à apprécier un Talisker ou un Lagavulin.

Bref, samedi dernier nous avons dégusté un excellent Cardhu, sec et à température comme il se doit. Et il était délicieux !…